Neige, Glace, -20°c : préparation d’un marathon en Californie

Et bin voila : on y est presque. Dans 2 semaines je serai à Big Sur, en Californie pour courir mon deuxième marathon. Demain sera ma dernière “vrai sortie longue” avec 1h50 de run prévus

Courir un marathon en Avril, c’est forcement un entraînement l’hiver, et l’hiver dans le New Jersey c’est comment dire… froid, très froid. Cet hiver a été le plus froid de ces derniers xxx années d’après Fox News, CNN et les petits vieux qui désormais regardent eux aussi la météo plutôt que d’utiliser leurs supers pouvoirs de vieux pour connaitre la météo.

On a passé 2 mois sans passer au dessus de 0, plus proche de températures de -15, -20 que proche de 0. Il a fallu s’adapter pour courir dehors.

Je m’étais fixé un objectif en début de préparation : passer pour un warrior aux yeux de mes amis / famille, aux yeux de toute la communauté twitter en ne courant que dehors par toutes conditions. Reelement, le constat que j’ai fait c’est que le tapis je veux plus y mettre les pieds dessus… et que a part si il y a 1m de neige, il est toujours possible de sortir courir alors Let’s do it !

Deux sorties sur les 16 semaines ont fait exception a la règle. Ma moitié en voyage d’affaire pendant une semaine, j’ai donc déposé la petite au “child Center” de la salle de gym et j’ai couru sur tapis : résultat des courses, je me traîne une blessure a un muscle de la cuisse depuis deux mois suite au fractionné fait sur cet engin.

Courir dehors en hiver, comment ca marche ?

J’ai commencé le plan d’entrainement sur 16 semaines, le 5 Janvier. On a eu de la neige la même semaine. Le plus compliqué a gérer n’est pas la neige, mais la glace. Pour en rajouter un peu , la nuit tombe a 16h30 en fin Janvier… donc “Holiday on ice by night”.

J’ai investi dans beaucoup de matos cette année pour courir par toutes conditions :

  • Une frontale

La Petzl NAO 2 m’a accompagne tout cet hiver. J’en suis plus que satisfait, mais ne l’utilise pas comme il se doit.

Elle est équipée d’un capteur permettant de réguler le flux des deux leds, en fonction de la luminosité ambiante. Ça marche bien dans les bois, par contre en ville ça flash tout le temps lorsqu’une voiture vous croise, ou qu’il y a un panneau de signalisation réfléchissant. Donc j’ai utilisé les modes “normaux”, mais en fait pas si normaux que ca : il est possible de programmer la puissance de la lampe pour augmenter la durée de tenue en batterie de cette lampe absolument geek – tout ça est bien sur modifiable en courant avec la molette sur la droite en courant.

Petzl Nao

Nao OS soft

Nao OS soft

Pour éclairer, elle fait pas semblant : a pleine puissance vous faites vite comprendre aux automobilistes qui vous collent un peut trop quand il n’y a pas de trottoirs, de vite dégager au risque de devenir aveugle, tellement cette lampe envoie du flux !

Il y a deux faisceaux, un très larges (wide FOV) et un qui éclaire très très loin ( Narrow FOV). J’ai pu tester pour vous la lampe dans les bois… ce qui m’a valu 50$ d’amende. Il est STRICTEMENT interdit de courir de nuit dans un parc du New Jersey. J’avais le comité d’accueil qui m’attendait a la voiture, en revenant de mon heure de running. J’aurais préféré des cheerleaders mais bon apparemment j’avais pas le choix : le monsieur n’a même pas voulu que je fasse d’étirements ! méchant !

Gros point positif de cette lampe est sa tenue sur la tête. Extrêmement confortable : pas de points de compression. La système d’attache est très bien pense par l’entreprise Grenobloise.

Une option sympa est qu’elle se met a clignoter lorsque la batterie devient HS puis se met dans une position de flux minimum qui permet de rentrer a la maison en étant vu. Niveau sécurité elle est au top.

  • Des chaussures

Tout twitter est au courant de mes histoires de godasses !

J’adore mes Brooks Ghost 7 (conseillées par l’ami Damien du blog http://www.runner-life.com), et je souhaitais garder le même confort pour des chaussures de type trail. Je suis parti sur des Salomon SpikeCross (retournes chez Amaz…) puis des Speedcross. J’ai eu le temps d’en essayer quelques pairs : ca accroche un max sur tout revêtement. Rien a dire de ce cote la. Par contre je chausse du 11.5US sur toutes les Salomon de montagne que j’ai eu jusqu’à maintenant et la Oh surprise il faut passer sur du 12US… mais du coup c’est super large au talon… Le pieds sort de la chaussures en courant.

Brooks Cascadia 10

Brooks Cascadia 10

3 paires plus tard, je suis allé essayer la cascadia 10 de chez Brooks. Le chausson est très confortable : même feeling que la Ghost 7 de chez brooks. Au niveau accroche, on est pas sur le meme grip que la salomon : sur neige ca tient mais faut pas que ce soit de la soupe. La pointe manque d’accroche à mon gout alors que le reste de la chaussure tient bien. En descente aucun problème, jamais glissé, le grip est la.

J’ai en fait trouve un bon compromis avec cette chaussure : les locaux sont effrayes par la neige, et si on ne retire pas la neige du trottoirs dans les 12 heures on prend un amende du coup les trottoirs sont vite dégagés en laissant une couche minimum de neige qui gèle vite. La Cascadia permet de courir sur bitume ET sur terrain, là ou la Salomon Speedcross, n’a aucun intérêt à être utilisée sur bitume.

  • Des chaines (pour mettre sous les chaussures)

J’ai acheté des chaines aprés quelques discussions avec Luc, un Runner Quebcois qui va courir Boston dans deux semaines. Le Quebec c’est une autre dimension que le New Jersey: ils ont des températures de -15 en Avril… l’équipement pour courir sur la neige, c’est au programme en CP/CE1.

Les chaines Yaktrax RUN  coûtent pas grand chose par rapport au service rendu (40$). Le seul truc est de bien les centrer sous la chaussures: on s’en rend vite compte si on ne les a pas bien posées. Ensuite ça ne bouge pas du tout. Le premier test a été sur du fractionné avec des vitesses de 15/16 km/h. Testées dans toutes les conditions : descentes, montées virage a 90°. Ça te colle au sol et tu te sens en sécurité des les premiers mètres.

Yaktrax RUN

Yaktrax RUN

Bon alors ? Avec du super matos comme ça, t’es prêt ?

La preparation c’est bien passée globalement par rapport aux précédentes. 16 semaines d’entrainement a 3fois par semaine. Quelques début de tensions dans les jambes que j’ai fait suivre par le kine/osteo ces dernières séances, et du foam roller matin midi et soir pour ne pas faire évoluer les bobos…. Oui, je vais faire un article sur cet outil magique qu’est le foam roller. Comment peut-on vivre sans un foam roller en 2015, c’est ca la vrai question que l’on doit se poser !!!

Donc dans deux semaines je serais sur la ligne départ. La semaine du marathon sera rythmée par un tres gros déplacement professionnel de 4 jours, debout de 6h du mat a 18h… une arrivée a San Francisco la veille du Marathon après 6 heures de vols…. tout ce dont on rêve avant de courir 42 bornes non ?

Bien dans la tête, et les jambes suivront c’est ca ?

J-16 J’ai hâte d’y être !

10360352_10153200489448088_1143951783745982367_n

Advertisements

4 Comments on “Neige, Glace, -20°c : préparation d’un marathon en Californie

  1. Et quand on court sous -15 le froid ne défonce pas les poumons à chaque inspiration? On a pas le bout du nez qui gèle? Ça m’épate!

    Like

    • Mince j’ai pas parlé de mon masque !!!
      J’ai un masque à poudreuse qui est super efficace : les petits trous laissent passer l’air qui se réchauffe étant donné que le masque est au contact de la figure.
      Ca prend tout le coup du coup j’ai jamais choppé froid. T’as l’impression de courir avec une armure anti froid 🙂

      Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: